30 juin 2009
Récoltes & petits plats
Un de nos nouveaux plaisirs : récolter nos propres fruits et légumes, et les cuisiner. Ce soir, par exemple, alors que les hommes remplissait des seaux de Rose de France, nos premières pommes de terre, et que, de son côté, Miss tods ramassait nos dernières groseilles, je préparais un curry de légumes avec deux brocolis du jardin et une salade verte. Un régal !

29 juin 2009
Le correspondant allemand de M. tods Jr
25 juin 2009
Le jardin - Tods home # 33
Je suis retombée hier soir sur une vue du jardin en avril dernier : le cerisier est en fleurs, M. tods bêche le terrain et plante ses premières pommes de terre. Deux mois plus tard le cerisier nous a donné quelques cerises précoces [ les merles en ont fait leur festin à notre grand désespoir ], les pommes de terre, courgettes, pois mange-tout, concombres , haricots verts sont tous en fleurs... et les récoltes s'enchainent : salades, radis, groseilles, coriandre, persil, basilic et même bientôt brocolis... Un vrai plaisir de voir tout à coup le travail réalisé.
24 juin 2009
Chez Claudine et Eugène
Ils m'attendent. Quelques mois sans nous voir. Eugène se remet doucement, Claudine à ses côtés. Après être allés chercher le pain [ désormais sans sel ], nous nous installons dans le bureau. Il ouvre un à un des dossiers soigneusement classés sur la table et commente ce qu'il prépare pour octobre. Je l'écoute, le regard plongé tantôt dans les paysages de ses aquarelles, tantôt dans le panorama du jardin. Claudine cuisine la pintade et les haricots au loin dans la cuisine. Une douce harmonie règne ici. Un coin de paradis.

22 juin 2009
Murs - tods home # 32
Sur nos murs, papiers peints vintage, peintures délavées ou plâtres vieillis racontent l'histoire de la maison, nous dévoilant son âme au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Dialogue ou contraste, nos objets trouvent leur place dans ce décor. Nos projets se précisent, nourris par ces traces des années passées et notre quotidien. Les murs de la salle de bain, du petit salon, de la cuisine et du bureau pour le challenge Les murmures de nos murs...

17 juin 2009
C'est la saison...
13 juin 2009
Le Tabularium by Directeur général
La semaine dernière, grands préparatifs à la Comédie de Caen. L'équipe de graphistes de directeur général [ membre du colectif exyzt ] a rejoint notre joyeuse équipe des Archivistes, et transformé, en quelques heures, le théâtre d'Hérouville en Tabularium délirant. De simples rubans adhésifs de couleur, faciles à travailler, économiques pour une signalétique efficace. Un vrai plaisir de les rencontrer et de les voir à l'œuvre.
10 juin 2009
Low Impact Man
Low Impact Man, c'est le super héros des temps nouveaux, celui qui a réduit de 5,6 à 1,6 hectares son empreinte écologique [ superficie nécessaire pour pouvoir satisfaire tous nos besoins - calculez votre empreinte ici ]. Cela semble impossible à atteindre, et pourtant il y arrive, lui ! Inspirés par ses conseils, passons à l'action !
08 juin 2009
Nous y sommes by Fred Vargas
" Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf-Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.
Mais
nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent
des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution
industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés
de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits
réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé,
elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a
décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des
décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les
robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum
est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception
des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes,
et d’ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec
moi. Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on
s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et
honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de
s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot,
plus que l’humanité n’en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l’eau,
décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser
les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir
l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la
nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine
à voile, laisser le charbon là où il est –attention, ne nous laissons
pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin,
pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout
pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer.
Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en
désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le
monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas
d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du
crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité
foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir
venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à
condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des
grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix,
nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons,
autrement sans doute, mais nous danserons encore. " Fred Vargas, texte écrit en soutien à Europe Ecologie, 2008
05 juin 2009
D Day, la check list
Des centaines de barrières de manifestation et des panneaux jaunes interdisant le passage, des cars de CRS, des gendarmes à moto, des voitures de police et des hélicoptères à vous en donner le tournis, des affiches "yes we c(a)en" un peu partout dans la ville, des bruits qui courent de possibles coupures de courant, de déjeuner présidentiel servi froid.... Bientôt prêts. Demain, c'est le D Day.
















